Le bal de Cyvère

Publié le par collège st pierre

 

Le bal de Cyvère


 

Chers amis lecteurs : « Bonjour ! », je m’appelle Clara, j’ai 25 ans. Je serai votre narrateur tout au long de cette nouvelle. Je suis dans ma classe de théâtre, et chacun notre tour, nous nous racontons, un moment de notre vie, durant lequel nous avons ressenti la peur.   L’histoire que je m’apprête à vous raconter, je l’ai … vécue, allons-nous dire. Vous comprendrez par la suite, pourquoi j'hésite sur ce mot.

Bon voyage dans l’air du temps, et dans l’atmosphère de cette histoire… 

 

« Moi j’ai ressenti la peur, l’hiver dernier. Tout a commencé une nuit de 1867, une légende courait dans le village de Gottingen… On racontait qu’une femme au double visage, habitait chaque année, le bal du village. Cette femme était d’une laideur singulière... Mais dès qu’elle revêtait son masque, c’était une femme d’une splendeur diabolique, voire même …surnaturelle… Toutes les femmes la jalousaient. On la nommait Cyvère ! Pourquoi Cyvère, et bien je ne sais pas, c’était un enfant du village qui l’avait nommée ainsi. Cyvère était une femme sans pitié, qui tuait tout homme qui succombait à son charme, comme pour se venger d’un événement passé, qui lui aurait déchiré le cœur.

J’étais bien décidé à aller vérifier moi-même, si cette légende était bel et bien réelle. Je vous avoue mes amis, que je n’étais guère rassurée ! Mais il le fallait.

Je me préparai à cet effet, quand quelqu’un frappa à ma porte. J’allai ouvrir, et découvris une splendide jeune fille. Je l’invitai à entrer et prendre un thé, ce qu’elle accepta avec joie. Nous discutâmes quelques instants et elle me raconta qu’elle était au village depuis quelques jours, venant de Paris.

Je lui proposai alors, de m’accompagner au bal, pour faire plus ample connaissance avec moi et tous les gens du village. Je la vis tout d’abord gênée, puis très béate… Ces sentiments qu’elle éprouva me troublèrent… C’était comme si elle jouait un personnage ! Enfin, je ne m’attardai pas plus sur cet événement. Elle finit par accepter.

Cette pauvre petite n’avait pas de robe. Je partis lui en chercher une, chez la couturière du village. A mon retour, je la lui fis revêtir. Elle lui allait à merveille ! Nous partîmes pour le bal.

Arrivée là-bas tous les hommes du village ne regardaient plus qu’elle ! Toutes les femmes la jalousaient ! Elle et sa magnifique robe. Mais elle n’y prêtait pas la moindre attention. Ce qui l’intéressait c'étaient les hommes. Je m’absentai quelques minutes pour accompagner la fille de ma voisine chez elle. A mon retour au bal, cette jeune fille si mystérieuse avait comme disparu..! Je la cherchai pendant un long moment, mais en vain. Je décidai de rentrer chez moi. Quand j’ouvris la porte d’entrée, je vis tout d’abord le cadavre d’un homme, allongé à même le sol dans une mare de sang. Mais je n’eus pas le temps de réaliser ce qu’il se passait, qu’une chose abominable me sauta dessus ! Il me sembla reconnaître les traits de la jeune fille mystérieuse de tout à l’heure, mais je n’arrivais pas bien à les distinguer.

Je sentis sur moi, une main poisseuse et osseuse, s’enfoncer dans ma peau. Cet aspect cadavérique, me traversa le corps… C’était un sentiment de dégoût que je ressentis à cet instant. Cette chose m’horrifiait ! Je fis tout mon possible pour me dégager de ses membres qui c’étaient collés à moi. Mais je n’y arrivais guère… J’étais à bout de forces, je sentis ma fin arrivée. Je fermai les yeux et sombrai dans un néant infini…

Je finis par me réveiller à la secousse de cette jeune fille, à qui j’avais gentiment prêté une robe pour ce fameux bal. Pour seul souvenir de cette soirée qui me semblait avoir vécu, me restait accroché en bordure de mon lit, un petit bout de tissu. Il me sembla que c’était le bout de la robe de cette jeune fille. Mais celle-ci était intacte. Le cadavre lui aussi avait disparu…Etait-ce un rêve, ou la réalité ? »

Emma KICHI, Louane GAGNAYRE et Mathilde LOUBIERE.

 

Publié dans Année 2014-2015

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