L'étage interdit !

Publié le par collège st pierre

 

L'étage interdit !

 

Moi, j'ai ressenti la peur ; un hiver. Enfant, âgé de onze ans, mes parents venaient d’acquérir une immense demeure tout en pierre sur trois étages, située dans Les Landes, une région reculée au fin-fond d'une immense forêt de pins profonde et désolée. Ma chambre, un grande chambre, était au deuxième étage ; elle était lugubre et dans un coin, une horloge, une comtoise plus précisément, montait la garde. Le troisième étage, fermé à clé, m’était interdit. Chaque nuit, dans ma chambre, j’entendais de légères mélodies intrigantes provenant d'au-dessus de moi. Ce lieu m'interpelait, je ne pouvais m’empêcher de chercher la clé pour y accéder tout au long de mes journées. Au cours d'une soirée, je pensais à cet étage interdit; dans mon lit, en cherchant le sommeil, j' entendis un grincement intrigant, au dixième coup de ma comtoise .Je m’avançai vers mon horloge pour vérifier son bon fonctionnement ; je l'ouvris et je vis avec étonnement, au fond de celle-ci une clé poussiéreuse. Je me souvins alors que je ne connaissais qu’une seule porte de ma nouvelle maison que je ne l'avais jamais ouverte : celle donnant sur le troisième étage ! Je m'y dirigeai donc, avec inquiétude, tout en essayant de ne pas faire grincer le parquet de l'escalier pour éviter de réveiller mes parents. J'introduisis la vieille clé dans la serrure, avec frayeur et appréhension. J’avais très peur de ce que j'allais découvrir derrière cette porte mais, en même temps, ce lieu m'attirait. J’entrai ; un frisson me parcourut quand je découvris une grande pièce profonde dont tout le mobilier ancien était recouvert de draps blancs et poussiéreux. Du bout des doigts, je soulevai un des draps et découvris un vieux piano à queue. Ce qui me parut le plus horrible et surtout inquiétant ,ce fut la présence d'un crâne délicatement posé sur une pile de partitions jaunies par le temps.Tout d'un coup, mes doigts furent comme attirés vers les touches de ce piano et je me mis à jouer un mélodie qui m’était inconnue. Brusquement, le crâne me mordit le bout du doigt , je me sentis partir et je perdis l’équilibre..........

 

 

Bérénice Mispoulet, Emma Cinquin, Mazarine Boisnay et Pauline Balmot

 

Publié dans Année 2014-2015

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